Poésie animée et autres…

octobre 28, 2009

4 conférences à l’Etuve

4 conférence à l'Etuve

Traduction philosophique de l’ancien testament

À la lumière de la tradition juive

Le conférencier : De son surnom, Braloup, est né en septembre 1978. Dés son plus jeune âge, il nourrit une passion sans bornes en vers les contes, légendes et mythes fondateurs. Dans une recherche éperdue de réponses, il donna de nombreux maux de crâne à ce curé aux côtés duquel il fût enfant de cœur deux ans durant. Il connut ensuite une longue errance spirituelle qui le conduisit à prendre connaissance de toutes les croyances, de tous les contes, mythes qu’il rencontrait. Glouton insatiable cherchant à se tisser le patchwork des vérités que toutes ces traditions avaient en commun.

Cette boulimie ne trouva sa rédemption que lorsqu’il eut la certitude que l’histoire lui avait volé une partie de sa vie, ses racines, sa culture. Il était Juif, pas techniquement, ne répondant pas aux normes religieuses, mais dans son patrimoine génétique culturel. Ce qui lui permit de bien mieux se comprendre.

Dix ans d’étude et de recherche qu’il désire partager avec vous. En quoi ce texte à l’apparence poussiéreuse peut-il être à proprement parler un outil concret pour construire le changement en soi.

4 Conférence : Rendez-vous à été pris avec l’Étuve, quatre dates pour quatre conférences. Elles sont tout aussi interdépendantes les unes par rapport aux autres qu’elles sont indépendantes. Chaque sujet abordé est un univers en soi, je vous parlerai d’un mot, d’une histoire, de leurs différentes traductions, des manières dont ils peuvent être compris,… Mais, tout système est régi par des règles, une vision du monde teintée par la culture. La première de ces quatre présentations aura pour thème un seul mot, le premier de la genèse, qui m’aidera à vous faire pénétrer dans la dimension philosophique au travers du filtre de la tradition juive. Mais si vous ne pouvez pas y assister, vous pourrez vous rendre aussi aisément à n’importe qu’elle autre, tout sera expliqué. Le but étant d’être tout public, nous éviterons les discussions de haute voltige qui peuvent pour certains être perçues comme pompeuses. L’idée étant d’être concret, pratique et compris.

1° Au commencement/Dans le principe/En tête

Le premier mot de la bible est souvent traduit par « Au commencement », je trouve cette version peu satisfaisante et préfère le traduire par « Dans le principe ». Il s’agit de principes, de fondement, soyons concret, d’un mode d’emplois. Ma traduction serai plus franche, « Voici le mode d’emploi du fonctionnement de l’âme humaine quelle qu’elle soit. J’emprunte quelques raccourcis pour en arriver là, bien sûr, et tout l’intérêt de la conférence est de vous emmener dans un voyage ou nous suivrons ensemble le chemin me guidant vers cette affirmation.

Je porte à votre connaissance que ce mot est le plus commenté de la tradition Juive. Il contient toute là Torah (les cinq premiers livres de l’ancien testament), six lettres contenant à elle seules tout un aussi long texte, comment cela est-il possible ? C’est ce que nous verrons. Une promenade dans les mots, les histoires, les contes, les idées… Un grand étalage dans lequel chacun sera libre de prendre ou de laisser là tout ce qui lui sera présenté.

2° Le péché originel/La chute

Je n’ai jamais très bien compris la traduction faite, lorsque je lis le texte en hébreux, je lis la chute.

La chute sera le thème, « pour en finir avec la pomme » pourrait en être le sous titre, la tradition juive ne connait pas le mot péché, elle traduit cette notion par « manquer la cible », « se tromper », et décharge donc ce concept de la lourdeur de la culpabilité. Notre culture chrétienne fait porter un lourd poids de culpabilité sur les femmes. Il y a très longtemps qu’il est su que ce passage biblique revêt une autre profondeur que celle communément admise chez nous.

Ce voyage ci vous invitera à prendre conscience que le mythe de la chute n’est en rien discriminant quant au caractère sexuel du sujet visé. Il s’agit des prémices de ce que nous connaissons de nos jours sous le nom de psychanalyse. Penchons nous sur cet histoire en lui appliquant le filtre communément utilisé pour interpréter les contes. Imaginons que tous ces personnages n’en forment qu’un, qu’ils sont les facettes d’une même personnalité. Que pourrions-nous comprendre de cette histoire ? C’est ce que vous découvrirez au cour de cette seconde conférence.

3° Le sacrifice d’Isaac/La ligature d’Isaac

Si le sacrifice s’était avéré avoir eu lieu, j’aurais compris la traduction faite habituellement. Mais voilà, le texte dit qu’Isaac a été attaché, la traduction littérale est «  La ligature d’Isaac ». Qu’est ce que ça change diront certain ? Dans le souvenir inconscient du peuple Juif, on se souvient qu’il fût attaché. Dans le souvenir inconscient de la culture chrétienne, on retient qu’il y a eu sacrifice.

Au-delà de l’interdit donné ici de manière évidente, tu ne feras pas de sacrifice humain, que signifie ce conte, cette histoire ? Pour le découvrir, je vous proposerai de vous pencher plus avant sur l’histoire de ce couple, Avram et Saraï. Les traductions courantes, l’érudition héritée des cours de catéchisme,… Nous font nous rappeler, ou pas, que c’est l’histoire d’une femme stérile, Sarah, et du père de trois monothéismes, Abraham. Ils eurent un enfant tard dans leurs vies… Tout un programme, un voyage sur le thème de l’union, de l’enfantement, du rêve, et de la compréhension de nous même.

4° Les lettres hébraïques des énergies vivantes

Après avoir déjà tant voyagé dans les méandres de toutes ces histoires, nous avons survolé un bon nombre de fois ce matériau façonnant le texte, l’alphabet. Prenons aujourd’hui un peu de temps pour nous consacrer aux lettres. Chacune représente un univers en soi, fait d’enseignements et de sagesse qui demande à être entendues.

Elles font l’édifice et elles sont l’édifice. Elles sont vibration, la résonnance du secret déposer en leurs seins. Nous les survolerons, nous arrêterons sur l’une où l’autre, arbitrairement. Toutes les observer de près demanderait deux jours entiers, elles sont au nombre de 28. C’est une occasion de pénétrer plus encore l’aspect philosophique de tout ce qui aura été présenté, une excuse pour s’interroger chacun individuellement quant au reflet de nous même auquel nous renvoie cette présentation de ce qu’elles sont réellement : une balise pour ceux qui cherche à se construire.

août 24, 2009

Quatrième de couverture “Manifeste de l’église anarchiste”

Julie pensait à ce jeune fou qu’elle avait rencontré la nuit passée. Elle s’était arrêtée pensant trouvez un maniaque, c’était un doux dingue. Surtout très doux, fort dingue aussi…

Il est de coutume (d’autorité) dans certains cercles pensants (disent-ils) d’amoureux de la lecture de disserter sur la portion d’autobiographie introduit par l’auteur dans son récit. Je vais de suite dissiper les quelques doutes qui pourraient subsister suite à la lecture de ce manifeste… Oui, c’est un peu ma vie, un peu, mais c’est avant tout un univers dans lequel je vous invite à voyager. Un monde qui ressemble étrangement au nôtre mais dans lequel il n’aurait pas sa place. Un endroit où le burlesque rencontre l’absurde et le sérieux…

Une histoire que l’on ne peut penser être vraie, avec cet étrange goût que peut avoir parfois la réalité. Le sarcasme n’est pas toujours là où l’on croit le percevoir, il cache parfois sous cette carapace un grand cri d’humour pour dire je t’aime. Ce verbe en cinq lettres ayant le pouvoir de se conjuguer à l’inconditionnel.

mars 2, 2009

Poèsie s.m.s.

Classé dans : Poésie, poésie s.m.s. — braloup @ 6:43

Quelque petit texte que j’ai écrit il y a longtemps…

Peut-être y trouverez vous quelque chose qui vous plaira…

Amuser-vous bien, si vous le voulez.

Regarder, cachés toujours derrière les rideaux,

voyeurs pervers assombris par la grisaille environnante ne sachant

ni rêver, ni transparaître.

Parvenir à ce que tout soit simple, ne pas perdre de vue l’essentiel.

Ne pas chercher à composer, préfabriqué de phrases, aller chercher l’émotion.

Il se centre, puis repart, guerrier pacifique.

Il s’est levé pour tomber sur le sol, s’enfoncer dans le monde souterrain.

Tout le monde est triste, moi aussi.

Dérive, vivre son délire, suivre son chemin de vie.

mars 1, 2009

Poème sms en vrac…

Classé dans : poésie s.m.s. — braloup @ 2:46

Bonjour, je vous livre en vrac des extraits du tout premier livre que j’ai écrit…

Vous pouvez librement vous en inspirer, découper des morceau dedans,

amusez vous… Si vous le souhaiter…

Parfaire son image,

Maquiller son âme,

L’air est pourpre. Les yeux à moitié clos, cousus de fil de soie vert ou orange, façonner la terre glaise,
seul acteur d’ambiance.

J’ai fait l’amour une foi avec la lune, c’était une nuit sans émotion.
Couché dans l’herbe, j’attendais patiemment qu’elle me monte à elle comme elle l’eut fait pour la rosée.

La vie est une grande farce
qui mute mon amour en humour.

Les regards sont maquillés à l’aide
de masques obscènes achetés probablement la veille au rabais.

Courir dans une forêt pour
rattraper le temps.

Les arbres me cèdent le passage,
ils ne sont pas pressés.

Mes pas devancent mes idées.

J’ai oublié pourquoi je courais,
je me suis arrêté.

décembre 4, 2008

Le Mont Analoge Renée Daumal

Si je vous livre un extrait du Mont Analogue, c’est pour vous inviter à lire, à (re)lire Daumal, rien de plus à dire si ce n’est belle lecture….

Le Mont Analogue - René Daumal

Pp161 - 166

Avant-propos. - Ces observations sont celles d’un débutant ; comme elles sont toutes fraîches et qu’elles concernent les premières difficultés que rencontre un débutant, elles seront peut-être plus utiles à celui-ci, pendant ses premières courses, que les traités écrits par les maîtres, qui sont sans aucun doute plus méthodiques et plus complets, mais qui ne sont intelligibles qu’après si peu que ce soit d’expérience préparatoire, : toute l’ambition de ces quelques notes est d’aider le débutant à acquérir  un peu plus vite cette expérience préparatoire.


Définitions. - L’alpinisme est l’art de parcourir les montagnes en affrontant les plus grands dangers avec la plus grande prudence.

On appelle ici art l’accomplissement d’un savoir dans une action.

On ne peut pas rester toujours sur les sommets. Il faut redescendre…

A quoi bon, alors ? Voici : le haut connaît le bas, le bas ne connaît pas le haut. En montant, note bien toutes les difficultés de ton chemin ; tant que tu montes, tu peux les voir. A la descente, tu ne les verras plus, mais tu sauras qu’elles sont là, si tu les as bien observées.

Il y a un art de se diriger dans les basses régions, par le souvenir de ce qu’on a vu lorsqu’on était plus haut. Quand on ne peut plus voir, on peut du moins encore savoir.

Je l’interrogeai : mais qu’est-ce donc que l’alpinisme analogique ?

- c’est l’art…

- qu’est-ce qu’un art ?

- valeur du danger

- qu’est-ce que danger ?

- qu’est-ce que prudence ?

- qu’est-ce que montagne ?

témérité->suicide.

en deçà, insatisfaction

Tiens l’œil fixé sur la voie du sommet, mais n’oublie pas de regarder à tes pieds. Le dernier pas dépend du premier. Ne te crois pas arrivé parce que tu vois la cime. Veille à tes pieds, assure ton pas prochain, mais que cela ne te distraie pas du but le plus haut. Le premier pas dépend du dernier.


Lorsque tu vas à l’aventure, laisse quelque trace de ton passage, qui te guidera au retour : une pierre posée sur une autre, des herbes couchées d’un coup de bâton. Mais si tu arrives à un endroit infranchissable ou dangereux, pense que la trace que tu as laissée pourrait égarer ceux qui viendraient à la suivre. Retourne donc sur tes pas et efface la trace de ton passage. Et même sans le vouloir on laisse toujours des traces. Réponds de tes traces devant tes semblables.


Ne t’arrête jamais sur une pente de terrain croulant. Même si tu crois tes pieds bien affermis, pendant que tu prends souffle en regardant le ciel, la terre peu à peu se tasse sous ton pied, le gravier insensiblement s’éboule et tu pars soudain comme un navire qu’on lance. La montagne guette toujours l’occasion de te faire un croc-en-jambe.


Si, ayant trois fois descendu puis remonté par des couloirs qui se terminaient par des à-pics (qu’on ne voit qu’au dernier moment), tes jambes se mettent à trembler du genou à la cheville et tes dents à se serrer, gagne d’abord quelque petite plate-forme om tu puisses t’arrêter en sûreté ; et rappelle à ta mémoire tout ce que tu sais d’injures et crache sur la montagne, enfin insulte-la de toutes façons possibles, bois une gorgée, mange une bouchée et remets toi à grimper, tranquillement, lentement, comme si tu avais la vie entière pour te tirer de ce mauvais pas. Le soir, avant de t’endormir, lorsque cela te reviendra, tu verras alors que c’était une comédie : ce n’étais pas à la montagne que tu parlais, ce n’est pas la montagne que tu as vaincue. La montagne n’est que roc ou glace sans oreilles te sans cœur. Mais cette comédie t’a peut-être sauvé la vie.

Souvent, d’ailleurs, tu te surprendras à parler  à la montagne, tantôt la flattant, tantôt l’insultant, tantôt promettant, tantôt menaçant ; et il te semblera que la montagne répond, si tu lui as parlé comme il fallait, en s’adoucissant, en se soumettant. Ne te méprise pas pour cela, n’aie pas hontes de te conduire comme ces hommes que nos savants appellent des primitifs et des animistes. Sache seulement, lorsque tu te rappelles ensuite ces moments-là, que ton dialogue avec la nature n’était que l’image, hors de toi, d’un dialogue qui se faisait au-dedans.


Les chaussures, ce n’est pas comme les pieds : on n’est pas né avec. On peut donc les choisir. Laisse-toi guider pour ce choix par les personnes expérimentées d’abord ; puis par ta propre expérience. Très vite, tu seras si bien accoutumé à tes souliers que chaque clou te sera comme un doigt, capable de tâter le roc et de s’y agripper ; ils deviendront un instrument sensible et sûr, et comme une partie de toi-même. Et pourtant, tu n’es pas né avec, et pourtant, quand elles seront usées, tu les jetteras, sans cesser pour cela d’être ce que tu es.

Ta vie dépend un peu de tes souliers ; soigne-les comme il faut, mais à cela un quart d’heure par jour suffira, car ta vie dépend encore de plusieurs autres choses.

Un compagnon beaucoup plus expérimenté que moi me dit : « Quand les pieds ne veulent plus vous portez, on marche avec la tête. » Et c’est vrai. Ce n’est peut-être pas dans l’ordre naturel des choses, mais ne vaut-il pas mieux marcher avec sa tête que penser avec ses pieds, comme il arrive souvent ?


Si tu fais une glissade, une chute sans gravité, n’aie pas un instant d’interruption, mais déjà même en te relevant reprends la cadence de ta marche. Note bien dans ta mémoire les circonstances de ta chute, mais ne permets pas à ton corps d’en remâcher le souvenir. Le corps cherche toujours à se rendre intéressant par ses tremblements, ses essoufflements, ses palpitations, ses grelottements, ses sueurs, ses crampes. Mais il est très sensible au mépris et à l’indifférence que lui témoigne son maître. S’il sent que celui-ci n’est pas dupe de ses jérémiades, s’il comprend qu’il n’y a rien à faire pour l’apitoyer, alors il reprend sa place et accomplit docilement sa tâche.

le moment de danger

différence entre la panique et la présence d’esprit

l’automatisme (maitre et serviteur)

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