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mars 15, 2010

Le réveil

Si vous voulez retournez: Avant le début du roman « Lien hypertexte »

Réveil, retour brutal à la réalité. La conscience reprend ses droit, les yeux restent clos, une présence à mes côté.s Trop de brume encore, plaisante, il doit rester encore dans mon corps je ne sais quelle quantité de vodka. Une femme à mes côtés, je me demande quel jour on est, j’y penserai plus tard. Me lever avant tout, et surtout, ne pas la réveiller. Elle dort encore, je le sais. C’est mieux, j’évite de devoir lui dire de rester un peu dans ce grand lit bien chaud pendant que je m’occupe de tout. Faire doucement, d’un seul geste fluide et continu, sortir de la pièce, sans faire de bruit, sans chercher à en faire trop peu. Rassembler mes souvenirs et ensuite faire du café, ou l’inverse. Mission accomplie, jusqu’ici, tout va bien…

Si vous voulez retournez: Avant le début du roman « Lien hypertexte »

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mars 14, 2010

Elle entre dans la cuisine…

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En entendant son hôte d’une nuit se diriger vers lui, Pierre dépose son stylo, ferme machinalement le carnet qu’il considère comme son meilleur ami, et s’occupe de dresser la table en vue de rendre agréable le premier et dernier repas qu’ils prendront ensemble. C’est un prétexte, ce qu’il souhaite c’est que tout se passe pour le mieux selon ses critères. Il s’affaire, sans trop de précipitation, elle entre, lui dit bonjour, il répond,  ne se retourne pas, pas trop vite, sa voix d’abord, il veut l’entendre, se laisser bercer par elle, échanger quelques mots creux, ce n’est pas le contenu qui l’intéresse, mais le contenant. Il lui proposera de prendre place à table, il tournera le dos à la fenêtre, elle lui fera face, quoi de plus beau que le soleil du matin baignant le visage d’une inconnue qui le restera… C’est comme cela que les choses se passent, à une ou deux exceptions près dont le souvenir ne le fait toujours pas sourire à l’heure actuelle. Ce matin va être différent des autres…

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mars 12, 2010

Pourquoi il y a un début avant le début ?

Si vous voulez retourner au début du roman: lien hypertexte

Vous voulez savoir pourquoi il y a un début avant le début ? L’explication est des plus simple, c’est possible. C’est le contenant ou le contenu qui fait le livre ? Le débat fait rage, il s’alimente à la mamelle de ce que les nouveaux médias permettent comme créativité… J’ai pris  parti, arbitrairement, je me range du côté des progressistes.

Imaginez un format papier, même créatif (des anneaux par exemple), qui permettrait de laisser  au lecteur le choix du sens dans le quel il aborde la narration de l’histoire (du début vers la fin ou du début vers un autre début). Et maintenant, imaginez que vous vouliez permettre à ce même lecteur de voyager de l’un à l’autre, pour enrichir l’histoire qu’il crée au travers des choix qu’il peut être amené à faire lors de sa lecture. Il faut un mode d’emploi pour la version papier, un simple clic pour la version électronique…

L’originalité du concept va bien plus loin, si vous aimez les notes explicatives, j’en saupoudrai ça et là. Ou les regrouperai sous le clic de votre souris. Les voies sont multiples, il n’en reste pas moins que l’auteur reste aux commandes de sa création. Il reste celui qui balise, il a exploré toute les voies et ne laisse rien au hasard. La toile ainsi tissée devient une œuvre,  un rhizome de liens hypertextes, une forme de lecture qu’il est impossible au papier de supporter…

Si vous voulez retourner au début du roman: lien hypertexte

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Début du roman « Lien hypertexte »

Si vous le voulez: Il y a un début avant le début…

C’est machinalement que je prépare le café et c’est presque en sursaut que j’en prend conscience. Je me concentre sur le  bruit du ploc que fait le jus en s’écrasant dans la carafe, c’est rassurant, c’est quelque chose de tangible. Mes sens s’éveillent les uns après les autres. Cette fois, c’est l’odeur du nectar qui chatouille mes narines, m’enracinant un peu plus dans cette réalité que je trouve plus stable instant après instant. Bientôt, j’en suis certain, je me rappellerai exactement quel jour on est, et ce sera un très bon signe. Principalement si c’est un de ceux où il ne m’est pas permis de prolonger longuement le sommeil en somnolence dans un fauteuil très compétent en terme de confort… Mais qu’il me faut mettre mon masque pour sortir et assumer le quotidien…

Si vous le voulez: Il y a un début avant le début…

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janvier 27, 2010

SEPTEMBRE

Filed under: Litérature,Roman feuilleton — braloup @ 9:04
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SEPTEMBRE

6h23, il fait calme encore. Quelques passants s’agitent à l’arrêt de bus, le froid est mordant et chacun a ses ruses pour s’en distraire… La circulation est rare, dans une heure ils seront des milliers à passer par ici. Ils iront rejoindre leurs vies, leurs travail, leurs uniformes… Et pour les plus chanceux, leurs maitresses, leurs amants. Ils se dirigent tous vers des directions où l’on va attendre d’eux qu’ils soient performants. En tout lieu le masque est de rigueur. Donner de soi une image, rendre la monnaie avec ou sans le sourire, c’est au choix. Se montrer fier ou timide et assumer quand même. Excuse-moi moumoune, aujourd’hui, impossible de bander, trop de pression. Tu n’es pas fâchée ? On se voit dans trois jours… Et une fois parti prendre conscience que l’on a oublié de lui dire qu’elle est toujours désirable et très belle. Ce n’est pas grave, je lui ferai livrer des fleurs. Partir se faire avaler avec les autres par la porte grande ouverte de l’usine, non merci…

C’est une habitude que Marc a pris il y a des années, chaque matin, avant de sortir de son lit, il griffonne sur un carnet la vision qu’il a du monde au réveil. Ses maîtresses en rient parfois, sont souvent curieuses, mais seulement quelques-unes ont eu la chance de s’y être promené à leur aise. Il n’y a jamais de date, seulement l’heure. Une vieille manie dont il ne narrait jamais l’origine. Il ne s’est pas marié, n’a pas eu d’enfant, a écrit deux pièces de théâtre qui n’ont encore jamais été jouées. Sa vie s’écoule doucement au rythme des saisons et de l’année scolaire. Septembre, automne, la rentrée, brun. Son casier judiciaire est vierge, il trouve sa vie un peu trop sage mais la préfère comme ça.

Elle, à ses cotés qui dort, c’est Aurore, c’est ce qui lui semble se rappeler, lorsqu’il l’a rencontrée, la nuit était déjà floue. Ils n’ont pas fait l’amour, il était rassuré tout de même, c’est ce que lui apportait une présence féminine chez lui. Au matin c’était toujours le même scénario. Il avait acheté, fort bon marché, un plateau repas dont les pieds étaient radio-commandés, il suffit de presser un bouton et les pieds se déplient et à l’aide d’une petite roulette la hauteur reste sous le contrôle de l’utilisateur. Tous ces gadgets l’ennuyaient un peu, mais ils impressionnaient toujours et ils rappelaient le statut social de l’utilisateur. Fort bon marché qui plus est. Un accessoire de célibataire et un déjeuner de chasseur de femmes. Plusieurs petits pots de confiture aux divers parfums, du beurre en portions individuelles, café, thés, croissants, … et un minuscule vase décoré aujourd’hui d’un petit tournesol.

Aurore ne se réveille pas mais peu importe, la rentrée n’a lieu que la semaine prochaine, elle a le temps. Quand elle sera réveillée et aura déjeuné il la prendra en photo et rangera celle-ci avec les autres dans son grand album. Souvent il oublie le prénom de ses princesses d’un soir, mais jamais leurs visages, pas encore. L’album qu’il conserve n’est pas à ses yeux un tableau de chasse, mais plutôt un aide-mémoire diffusant l’inquiétude de ne pas se rappeler. L’album ne s’ouvre que sur la pression de son pouce à un endroit connu de lui seul. Vous pourriez promener le vôtre tant et plus autour de l’objet qu’il ne se passerait rien, la reconnaissance digitale est partout maintenant. Tout est protégé de la même manière même ses carnets et la boîte où il range le café.

« Sélection matin câlin », cette simple phrase baigna l’appartement dans une douce ambiance musicale. « Forêt» et le paysage que semblait laisser apparaître les fenêtres se transforma…
(à suivre)

braloup

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